La notion d’islamophobie et la liberté d’expression
La force de l’article de Benjamin Straehli vient de ce qu’il examine les définitions savantes de l’islamophobie qui associent hostilité envers la religion elle-même et hostilité envers les personnes. L’auteur remarque que cette association s’accompagne d’une distinction entre les différentes critiques envers la religion en fonction de leur intensité ou de leur portée, ce qui a pour conséquence que seule une critique très modérée pourrait éviter d’être « islamophobe ». On peut donc s’interroger non seulement sur la validité de cette conséquence, mais aussi sur l’effet qu’aurait l’introduction de l’islamophobie au nombre des délits.